Bonjour, nous sommes déjà jeudi...Que le temps passe vite !

Aujourd'hui, nous sommes partis dans le centre de la Sardaigne, à le découverte de la région où est née Lisetta qui accueille Michèle et Mike.

C'est une longue route en car...D'abord en plaine puis sur les routes sinueuses de la montagne.  Nous montons jusqu'à 900 m d'altitude. Deux enfants italiens ont été malades et ont vomi mais plusieurs autres personnes ne se sentaient pas bien.  Simon et Christine commençaient à devenir tout blanc quand nous sommes enfin arrivés.

Nous étions un très grand groupe (93) personnes et nous n'avions qu'un seul guide pour nous faire découvrir ce premier village. C'était impossible d'avoir le silence !  En plus la neige dans les rues très fort en pente et les chaussures qui n'étaient pas adaptées ont rendu cette visite assez difficile.  Mais nous avons appris beaucoup de choses.

VISITE

Dans un autre village de Sardaigne, au début du siècle passé, des Sardes voulant manifester contre l'armée qui occupait les terrains agricoles, ont commencer à peindre des scènes de leurs revendications sur les murs des maisons.

Dans ce village que nous visitons, les personnalités politiques ont trouvé que ce serait bien pour la rénovation, la mémoire et l'attraction touristique de leur village de faire aussi des peintures murales.  Ils ont fait appel à un grand peintre de Cagliari qui a représenté, à ce jour, 33 images de l'histoire et des traditions du village.  Il peint à partir de photos ou de vieilles cartes postales.

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Sur cette façade, est représentée la procession de Saint Jean.  Saint Jean Baptiste est un saint fort vénéré en Sardaigne car il était berger. 

Autrefois le berger en Sardaigne était quelqu'unde très important.  Courageux, inventif, fort et intelligent, il conduisait son troupeau de 300 à 400 moutons et chèvres en transhumance du centre vers le sud de la Sardaigne.  Il laissait à la maison sa femme et ses enfants.  La femme devait gérer la maison, l'éducation de leurs enfants et les biens de la famille.  C'était alors une société matriarcale, c'est-à-dire où les femmes prennent les décisions importantes. Aujourd'hui le plupart des bergers ne sont plus Sardes car les jeunes garçons ne veulent pas de cette vie nomade très dure et isolée. Ils sont remplacés par des Roumains qui viennent garder les troupeaux et ils sont sédentaires : les troupeaux paissent dans les champs autour d'une ferme très isolée dans les campagnes.

 

Après cette visite nous avons été accueillis dans un centre perdu en pleine campagne où on nous a préparé des pains à la viande hachée de porc et des frites.  Ils avaient pensé à proposer des pains au poulet pour les turcs qui sont musulmans et ne mangent jamais de porc.  La campagne où la forêt commencent à s'imposer parce que les terres ne sont plus pâturés par les troupeaux en transhumance, était très belle sous la neige.  Fanny et Margot ont même trouvé une balançoire où s'amuser en attendant que tout le monde soit prêt.

NEIGE

Nous sommes à nouveau montés dans le car pour rejoindre le village natal de Lisetta : Gavoï. Sa belle-soeur, une dame de 83 ans nous a tous reçus chez elle : 93 personnes sont passées dans sa maison, ont pu aller à la toilette et surtout ont reçu des friandises et des meringues qu'elle avait spécialement préparées pour nous.

Tout d'un coup nous avons été attirés par des tambours.  Un groupe d'hommes en tenue de berger, de femmes en costume traditionnel et d'enfants jouaient du tambour, du pipiolo et du triangle attirant les habitants à leur suite jusqu'à la place du village. Là-bas, des jeunes taquins, noircissaient le visage de tous ceux qui les approchaient.  Au son des tambours, de nombreuses femmes dansaient.  C'était une atmosphère très joyeuse, simple et chaleureuse. 

 

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Tag(s) : #actualité de la classe
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